Avocats tunisiens : l’ ONAT rejette les articles 30, 31, et 55 de la loi de finance 2017

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Avocats tunisiens : l’ ONAT rejette les articles 30, 31, et 55 de la loi de finance 2017

Ceux qui gagnent des millions refusent de payer les impôts. Ceux qui touchent moins de 20000 dinars par an, payent régulièrement leurs taxes. C’est le ridicule qui tue !

Le 23 Novembre 2016, les avocats organisent une protestation  devant  l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour dénoncer les dispositions fiscales de la loi de finances 2017.

 Nos avocats  patriotes, ne veulent pas déclarer leurs bénéfices. Ils refusent d’appliquer  une loi déjà existante depuis des années et  réclament  la démission de la ministre des finances !

Selon une déclaration faite hier, par  le ministre des affaires sociales sur la chaine « Al Hiwar Attounsi », la ministre des finances, n’a rien inventé. La loi existe depuis déjà très longtemps. Mais, elle n’a jamais été appliquée. Demander le limogeage de Mme Lamia Boujnah, est complètement absurde surtout lorsque cette demande provient de personnes censées représenter  la loi ! Il ajoute également, qu’en Tunisie, un avocat paye un impôt moins de celle que paye un instituteur.

Nos avocats, protestaient en masse pour exprimer le refus total d’appliquer la loi. Ils trouvent le bon prétexte pour justifier leur réaction : Selon eux,  les articles de la loi de finance 2017, les visent d’une manière exclusive. Ils prétendent que le gouvernement cherche à vider leur poches et même à les appauvrir..

 Ils choisissent bien leurs mots pour que leurs paroles soient toujours professionnelles. Après tout, ils sont des AVOCATS ! Ils disent alors, que le gouvernement envisage leur retirer illégalement de grosses sommes d’argents. Selon eux, la loi de finance 2017 présente une menace pour leur métier.

Ce que je pense…

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Le pays passe par une grande crise économique. Il essaye désespérément  de résister à la faillite. Pour moi, si la situation continuera ainsi et, si chaque groupe ou chaque entité ne cherchera qu’à défendre ses propres intérêts, le pays finira par s’écrouler certainement. C’est la conséquence à laquelle nous transportent  l’égoïsme, l’individualisme, le populisme et l’ignorance.

Moi, je compare la Tunisie à un géant débout sur des pieds affaiblis. À tout moment, il peut s’effondrer. À tout moment il peut subir le même le sort que la Grèce. La situation est critique au vrai sens du terme.

De plus, ce n’est pas par une baguette magique qu’on résoudra les problèmes de l’économie tunisienne. Il faut adapter une bonne stratégie. Cette bonne stratégie exige des sacrifices. Youssef Chahed, chef du gouvernement tunisien, l’a bien exprimé lors de son discours au parlement « faire des sacrifices serait nécessaire ».

Je trouve que les décisions gouvernementales cherchent à appliquer la même stratégie que l’Irlande.

L’Irlande a vécu les mêmes crises que la Grèce. Le pays a bien connu la faillite. Mais, il a su sortir de l’ornière, par l’application d’une politique d’austérité et par l’adoption de plusieurs nouvelles lois notamment celles liées aux déclarations des impôts. Aujourd’hui, l’Irlande  « se porte bien ». Après huit ans  d’austérité,  l’accroissement  de son PIB  dépasse même la hausse du PIB de la Chine.

Moi, une simple employée je me demande comme des milliers d’autres tunisiens : Si je paye mon impôt pourquoi un avocat ne le fait pas ? Se croit-il au-dessus de la loi ?

Tu travailles ? Estime-toi heureux

Je trouve que la révolution tunisienne a bien rendu service aux avocats. L’instauration de la démocratie a permis aux gens d’affluer vers eux. Disons le tout simplement : ils travaillent plus,  ils gagnent plus.

Savez-vous que quand  une personne fait un appel à un avocat pour officialiser un héritage, la loi lui impose de lui fournir une certaine somme d’argent calculée par rapport à la valeur du bien hérité ?

Moi, je pense aux pauvres auxquels la révolution n’a rien apporté. Alors que des millions de gens crèvent de faim,  d’autres n’hésitent pas à se plaindre, à semer l’anarchie,  à menacer pour servir leurs propres intérêts.  Les grèves générales ne s’arrêtent pas. Où allons-nous arriver en fin de compte ?

 

 

 

 

 

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